Étude IFOP - Mars 2023

Le regard des Français sur les actions militantes à l’encontre des acteurs de la production alimentaire française

IFOP

Fondé en 1938 par le sociologue Jean Stoetzel, l’Ifop est le pionnier de la méthode des sondages et le premier à déployer en France des enquêtes d’opinion publique.

SYNTHESE ET ENSEIGNEMENTS

Des organisations militantes attaquent la production alimentaire française dont elles souhaitent le déclin. Elles sont une menace pour notre souveraineté et un frein à la transition alimentaire française. Face à une montée des actions militantes envers la production alimentaire, la défense de la production alimentaire et du régime omnivore doit devenir une priorité de l’Etat. Les acteurs de la production alimentaires sont en capacité de répondre aux attentes des consommateurs, mais ils doivent faire face à des organisations contestataires qui veulent politiser leur activité en faisant de l’agriculture et de la production alimentaire française les cibles prioritaires de leurs combats idéologiques. Dans un contexte déjà fortement perturbé (guerre Ukraine, inflation, lutte contre le dérèglement climatique…), ne laissons pas une menace supplémentaire s’installer : des organisations animalistes et écologistes radicales attaquent la production alimentaire française et nuisent à l’image d’un secteur stratégique et essentiel pour l’autonomie alimentaire des français.

Les Z’Homnivores ont voulu mesurer la perception des Français sur ce sujet.

Les principaux enseignements

1. Les Français expriment une attente de protection du secteur de la production alimentaire et doutent de la capacité de la France à nourrir sa population.

Le commentaire des Z’Homnivores : La Covid, la guerre en Ukraine et ses effets inflationnistes sont autant de crises qui marquent les consommateurs Français. Ils sont en attente de protection et affirment une exigence d’assurer leur souveraineté alimentaire. Un appel dont nos politiques doivent s’emparer et replacer la production alimentaire française au cœur d’une stratégie nationale ambitieuse, en lui accordant soutien et protection nécessaires pour assurer la pérennité de sa fonction nourricière.

2. Concernant la production alimentaire, les Français expriment des attentes liées à leur pouvoir d’achat. Les enjeux de la transition écologique de l’agriculture sont considérés comme secondaires.

Le commentaire des Z’Homnivores : Face à une inflation alimentaire qui devrait s’établir autour de 16 % en 2023, les Français sont de plus en plus conscients de la nécessité de protéger leur pouvoir d’achat. Ils demandent qu’on leur garantisse l’accès à une alimentation produite en France à des prix acceptables. Confrontés à ce contexte inflationniste, les Français priorisent leur pouvoir d’achat par un “achat alimentaire utile”, privilégiant le critère prix qui favorise les produits importés. Une tendance lourde, en contradiction avec la politique alimentaire française :

1– Une volonté affichée de reconstruire la souveraineté alimentaire nationale

2– La production alimentaire française engagée dans une transition de ses pratiques, en particulier sur l’environnement et la bientraitance animale.

3. Les français souhaitent préserver leur liberté de choix alimentaire et expriment leur confiance dans les pratiques agricoles et la production alimentaire française qui permettent l’accès à une nourriture de qualité et diversifiée.

Le commentaire des Z’Homnivores : En France, nous avons la chance de bénéficier de conditions pédoclimatiques qui permettent des productions animales et végétales diversifiées et de très bonne qualité. La liberté alimentaire des français se voit entravée par 2 nouvelles contraintes :

1– Le contexte inflationniste tend à brider la tendance vertueuse à l’achat français et local. Cette liberté de choix d’acheter des produits de qualité sera relancée si on permet une production “Made in France” compétitive et qui rémunère les producteurs à un juste prix.

2– Depuis 5 ans, une nouvelle forme de contestation monte en puissance et menace la production agricole et agroalimentaire : attaque du train de céréales à Saint-Gérand (56), destruction de réserves d’eau agricole, blocage de l’usine Bridor à Liffré et de Smart Salmon à Plouisy, de projets logistiques (CombiWest), des projets d’extension ou d’implantation d’élevages… Derrière le paravent de la contestation climatique, on retrouve des organisations contestataires connues pour leur engagement anticapitaliste et dans l’activisme écologique radical.

Dans ce contexte difficile, des mouvements animalistes, écologistes radicalisés et des médias militants influencent notamment la jeune génération. De l’écoanxiété, nombre de jeunes passent à l’engagement militant puis à la désobéissance civile, enfin, certains, aux actions violentes et à la clandestinité. Ils ont fait de l’agriculture et des entreprises alimentaires les cibles premières de leur contestation.

4. Les français pensent que le militantisme s’est intensifié en cours des dernières années. Si ce militantisme est toléré par la jeune génération, près d’1 français sur 2 considère que ces actions ont des conséquences néfastes sur la production alimentaire française.

Le commentaire des Z’Homnivores : L’activisme radical, en particulier animaliste, menace la production alimentaire et donc l’autonomie alimentaire de la France. Pour le consommateur, son accès à une nourriture accessible, de qualité et produite en France est de fait fragilisé. Une menace qui n’est, à ce jour, pas prise en compte par l’exécutif et le législateur. Ce qui est en jeu :

1– La compétitivité des entreprises agroalimentaires françaises

2– La réputation des marques alimentaires françaises

3– Un pan entier de l’économie des régions

4– L’animation sociale des territoires ruraux et la remise en cause d’emplois

5–Le patrimoine gastronomique national

6– La culture alimentaire à la française où le repas occupe une place centrale.

5. Les formes d’actions les plus radicales des organisations militantes sont très largement désapprouvées.

Le commentaire des Z’Homnivores : Les Français expriment très majoritairement leur attachement à leur liberté alimentaire et au régime omnivore qui constitue la base du repas à la françaiseIls rejettent massivement la contestation militante qui s’attaque à la production de leur alimentation. On perçoit nettement une fracture entre les influenceurs (presse, social media, activistes, ONG) et la réalité de l’opinion publique qui souhaite plus de souveraineté alimentaire, qui est en partie indifférente à la transition écologique de l’agriculture, et qui condamne l’animalisme radical. Les Français expriment clairement qu’ils sont conscients de la menace que font peser les organisations militantes qui affaiblissent la production alimentaire en France. Ils sont en demande de sanctions envers ce type d’activisme, mais aussi de protection envers l’appareil productif alimentaire français.

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